Témoignage de Mathieu Coquard, responsable HSE chez Stanley Black & Decker Besançon

Un an après le premier audit énergétique, le site Stanley Black & Decker de Besançon a franchi une nouvelle étape dans sa démarche de performance énergétique. Les premières actions prioritaires ont été engagées et le plan de comptage annoncé lors du premier accompagnement a, lui aussi, été déployé à l’échelle de l’usine. L’objectif est clair : retrouver la certification ISO 50 001 d’ici deux ans.
Des premières actions concrètes
À la suite de l’audit, le site a d’abord choisi d’agir sur les leviers les plus accessibles. Cette logique a permis de lancer rapidement des actions utiles, sans attendre des investissements lourds, tout en redonnant de la structure à la démarche énergétique.
“Nous avons commencé par les actions les plus prioritaires et les plus rapides à mettre en œuvre : la coupure des chaudières la nuit, la réduction des fuites d’air comprimé, l’ajustement de la puissance souscrite et l’analyse du talon énergétique. Cette première phase nous a permis de relancer concrètement notre évaluation énergétique et de repartir sur des bases plus solides”, explique Mathieu Coquard.
Un plan de comptage déployé
L’un des chantiers majeurs évoqués lors du premier témoignage était la mise en place d’un plan de comptage télérelevé. Un an plus tard, cette étape a été franchie ! Le dispositif a été déployé sur l’ensemble de l’usine, avec un suivi des cinquante machines les plus consommatrices identifiées lors de l’audit énergétique.
“OID Consultants nous a accompagnés dans cette deuxième phase, depuis la mise en place sur le terrain jusqu’au développement de l’application Grafana et à ses ajustements.”
Les équipes disposent désormais d’une vision beaucoup plus fine des consommations réelles. Elles peuvent repérer les fonctionnements hors production, identifier les consommations inutiles la nuit et le week-end, et suivre des indicateurs reliant la consommation électrique au niveau de production.
Retrouver l’ISO 50001, réduire de 20% son talon électrique
Les actions engagées et le suivi rendu possible par le plan de comptage montrent déjà “une baisse de la consommation d’énergie et donc des coûts, à production équivalente (réduction d’environ 20% du talon électrique)”. Au-delà de ces premiers résultats, cette deuxième phase permet surtout de consolider la méthode et de donner de la continuité au travail engagé depuis l’audit initial.
“Nous voyons maintenant le fonctionnement hors production de certaines machines et les actions à mettre en place pour éviter des consommations d’énergie inutiles. Nous suivons aussi des KPI qui mettent en relation la consommation électrique et ce qui est réellement produit.
Sur cette deuxième phase, nous avons particulièrement apprécié l’accompagnement technique d’OID sur le terrain, la pertinence des solutions proposées, ainsi que leur réactivité et leur disponibilité lors du développement de l’application et des modifications demandées”, conclut Mathieu Coquard.
Le site entend désormais poursuivre les actions de plus long terme identifiées lors de l’audit, notamment sur la modification du réseau d’air comprimé et sur l’abaissement des consignes de pression des compresseurs.




